Se déplacer au Liberia
Les déplacements au Liberia reposent sur la route et sur un parc de véhicules collectifs très sollicité. L'absence de transport ferroviaire de voyageurs et la faiblesse du réseau bitumé structurent l'ensemble des trajets.
Taxis partagés et motos-taxis
Le taxi collectif constitue le mode de transport le plus courant à Monrovia comme sur les liaisons interurbaines. Le véhicule suit un itinéraire fixe et prend des passagers en cours de route, le tarif étant fixé par section. La moto-taxi, appelée localement pen-pen, assure les trajets courts et se faufile dans les embouteillages, au prix d'un niveau de sécurité faible et d'un équipement de protection souvent absent.
Minibus urbains
Des minibus et quelques bus publics desservent les principaux axes de la capitale, notamment Tubman Boulevard et Somalia Drive. L'offre reste insuffisante aux heures de pointe et les véhicules circulent chargés au-delà de leur capacité. Le ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères déconseille l'usage des transports publics locaux.
Location de véhicule
La location d'un véhicule tout-terrain avec chauffeur représente la solution privilégiée des visiteurs et des résidents étrangers. Le chauffeur connaît les itinéraires, les points de contrôle et l'état des pistes, données difficiles à anticiper depuis l'étranger. Le permis de conduire international est exigé des conducteurs étrangers qui prennent le volant eux-mêmes.
Trajets interurbains
Un inventaire réalisé en 2016 recensait environ 11 000 kilomètres de routes, dont 550 kilomètres seulement étaient revêtus. Les axes bitumés relient Monrovia à Buchanan, à Ganta et à la frontière sierra-léonaise. Au-delà, les pistes en latérite imposent des temps de parcours longs, particulièrement vers le sud-est du pays et vers Harper.
Liaisons maritimes
Le port franc de Monrovia traite plus de 95 pour cent des importations du pays et fonctionne en continu depuis juillet 2025. Buchanan sert de débouché au minerai de fer, tandis que Greenville et Harper s'orientent vers le bois. Des embarcations affrétées et des bacs complètent la desserte de certains points du littoral et des estuaires, sans former un réseau régulier de transport de passagers.
Contraintes saisonnières
De mai à novembre, les pluies dégradent les pistes et rendent certaines localités inaccessibles. La saison sèche facilite les longs trajets, mais la poussière et l'état de la chaussée limitent les vitesses moyennes. Les déplacements de nuit restent déconseillés sur l'ensemble du réseau.