Aller au Liberia en train

Le train ne constitue pas un moyen d'accès au Liberia. Le pays possède des voies ferrées, mais elles ont été conçues pour l'exportation du minerai de fer et ne transportent pas de voyageurs. Aucune ligne ne franchit les frontières nationales.

Absence de service ferroviaire pour les voyageurs

Il n'existe aujourd'hui aucun service ferroviaire ouvert au public au Liberia. Les trois lignes du pays ont toutes cessé de fonctionner à la suite des guerres civiles de 1989-1996 et 1999-2003, et celles qui ont depuis retrouvé une activité acheminent uniquement du fret minier. Aucun train ne relie le territoire libérien à la Sierra Leone, à la Guinée ou à la Côte d'Ivoire, si bien qu'un voyage ferroviaire vers ce pays reste impossible depuis l'étranger.

Héritage ferroviaire minier

Les trois lignes libériennes ont été construites entre 1951 et 1964, pendant la période d'expansion de l'industrie du fer. Chacune reliait un gisement de l'intérieur à un port de la côte, selon une logique industrielle qui excluait la desserte des localités intermédiaires. Cette conception explique l'absence de gares voyageurs et de correspondances, et le fait que le rail n'ait jamais irrigué la vie quotidienne des Libériens.

Ligne Yekepa-Buchanan

La ligne construite par le consortium Lamco relie les mines du massif du Nimba, autour de Yekepa, au port de Buchanan. Établie à l'écartement standard de 1 435 millimètres, elle a été reconstruite par ArcelorMittal et remise en service en 2011 jusqu'à Tokadeh. Elle achemine le minerai de fer destiné à l'exportation et demeure la voie ferrée la plus active du pays.

Chemin de fer de Bong Mine

La seconde ligne encore exploitée part du port de Monrovia et dessert Bong Mine en passant par Louisiana, Harrisburg, Careysburg et Kolata. Également établie à l'écartement standard, elle a rouvert en 2003 après les destructions du conflit et relève elle aussi d'ArcelorMittal. La troisième ligne, le Mano River Railway, joignait Monrovia à la mine de Mano River par Brewerville, Klay et Tubmanburg, à l'écartement de 1 067 millimètres. Elle avait assuré un service voyageurs limité, mais l'épuisement du gisement a entraîné son abandon.

Solutions de remplacement

L'accès au Liberia repose donc sur l'avion pour les liaisons intercontinentales et sur la route pour les trajets régionaux depuis les pays voisins. À l'intérieur du pays, les taxis partagés, les minibus et la location d'un véhicule tout-terrain assurent les déplacements que le rail ne prend pas en charge. Le transport maritime complète ce dispositif pour les marchandises, à travers le port franc de Monrovia et les terminaux de Buchanan, Greenville et Harper.