Hymne du Liberia
Origine du chant
L'hymne national du Liberia porte le titre All Hail, Liberia, Hail!, que l'on rend par salut à toi, Liberia. Les paroles sont dues à Daniel Bashiel Warner, né en 1815 et mort en 1880, qui devint par la suite le troisième président de la République. La musique a été composée par Olmstead Luca, musicien libérien né en 1826 et mort en 1869. Le chant a été adopté en 1847, l'année même de la proclamation de l'indépendance.
Contenu du texte
Le texte se déploie en deux strophes suivies d'un refrain. Il célèbre la patrie retrouvée, l'union des habitants et la liberté conquise, et invoque la protection divine sur le pays. Le vocabulaire emprunte au registre patriotique du dix-neuvième siècle américain et met en avant l'idée d'un refuge offert à ceux qui ont fui la servitude. La formule finale associe la nation à la longévité et à la joie.
Débats sur les paroles
Le premier vers qualifie le territoire de terre plongée dans les ténèbres, adjectif rendu en anglais par benighted. Une commission nationale a recommandé en 1978 de lui substituer le mot undaunted, qui signifie intrépide, afin d'écarter une formulation jugée dépréciative pour les populations installées avant l'arrivée des colons. Cette proposition n'a pas été suivie d'effet et le texte de 1847 reste en vigueur. La question resurgit périodiquement dans le débat public libérien, en même temps que celle de la devise nationale.
Place dans la vie publique
L'hymne ouvre les cérémonies officielles, les sessions du Parlement et les rassemblements scolaires. Il accompagne le lever des couleurs le 26 juillet, jour de la fête nationale, ainsi que le 24 août, journée du drapeau. Les compétitions sportives internationales auxquelles participent les sélections libériennes lui donnent également une visibilité régulière.
Transmission et enseignement
L'apprentissage du chant fait partie du programme des écoles primaires, où il constitue l'un des premiers contacts des élèves avec les symboles de l'État. Des versions instrumentales servent aux prises d'armes et aux honneurs rendus aux personnalités étrangères en visite.