Investir au Liberia
Cadre d'accueil des investissements
La National Investment Commission constitue l'interlocuteur public des porteurs de projets étrangers. Elle instruit les dossiers au titre de la loi sur l'investissement de 2010, délivre les certificats ouvrant droit aux avantages fiscaux et douaniers et accompagne les démarches auprès des ministères sectoriels. Les projets de grande ampleur dans les mines, l'agro-industrie ou la forêt relèvent d'accords de concession négociés avec l'État puis ratifiés par le Parlement, procédure qui allonge les délais mais confère au contrat une valeur législative.
Secteurs ouverts aux capitaux étrangers
Les mines, l'agro-industrie, la transformation des produits agricoles, la filière bois, la pêche, l'énergie, les télécommunications, la logistique portuaire et l'hôtellerie accueillent des capitaux étrangers. Les guides commerciaux américains signalent également des besoins non couverts dans les équipements miniers, les services techniques, la construction et les intrants agricoles.
Activités réservées aux nationaux
La loi de 2010 réserve un ensemble d'activités aux seuls ressortissants libériens, parmi lesquelles le petit commerce de détail, la distribution de proximité, la boulangerie, la fabrication de parpaings, les agences de voyage et divers métiers artisanaux. D'autres secteurs restent accessibles aux étrangers sous condition d'un capital minimum ou d'une association avec un partenaire local.
Régime des concessions
Les accords de développement minier fixent la durée, le périmètre, les redevances et les engagements sociaux de l'exploitant. Le Liberia participe depuis 2009 à l'Initiative pour la transparence des industries extractives et publie à ce titre des rapports de rapprochement entre les paiements des entreprises et les recettes déclarées par l'État.
Transfert des capitaux
Les guides publiés par l'administration américaine du commerce relèvent l'absence de contrôle des changes et des restrictions minimes au rapatriement des bénéfices. La libre circulation du dollar américain aux côtés du dollar libérien facilite par ailleurs la gestion de trésorerie des sociétés à capitaux étrangers.
Risques documentés
Le coût et l'irrégularité de l'électricité, l'état du réseau routier en saison des pluies, l'insécurité des titres fonciers, la lenteur des procédures judiciaires et la corruption figurent parmi les difficultés que documentent les rapports internationaux. L'articulation entre concessions industrielles et droits fonciers coutumiers a donné lieu à plusieurs contentieux avec des communautés riveraines.
Débouché régional
L'appartenance à la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest donne accès à un marché d'environ 350 millions d'habitants et à un tarif extérieur commun, argument fréquemment mis en avant par les autorités libériennes auprès des investisseurs.