Personnalités célèbres au Liberia
Fondateurs de la République
Joseph Jenkins Roberts, né en 1809 en Virginie et arrivé au Liberia dans sa jeunesse, devint en 1848 le premier président du pays et exerça un second mandat de 1872 à 1876. Son contemporain Edward Wilmot Blyden, né en 1832 à Saint-Thomas dans les Antilles danoises, s'installa au Liberia et y développa une œuvre théologique et politique qui fait de lui l'un des pères de la pensée panafricaine. William V. S. Tubman, président de 1944 à 1971, marqua durablement le pays par sa politique d'ouverture économique et d'unification nationale.
Femmes de pouvoir et de paix
Ellen Johnson Sirleaf, économiste formée à Harvard et née à Monrovia en 1938, fut élue en 2005 et exerça la présidence de 2006 à 2018. Elle devint ainsi la première femme élue chef d'État en Afrique. Leymah Gbowee anima de son côté le mouvement Women of Liberia Mass Action for Peace, qui rassembla à partir de 2002 des femmes chrétiennes et musulmanes lors de veillées et de sit-in pour obtenir la fin de la seconde guerre civile. Les deux Libériennes reçurent conjointement le prix Nobel de la paix en 2011. Angie Brooks, juriste et diplomate, avait auparavant présidé l'Assemblée générale des Nations unies en 1969.
Sport
George Weah reste la personnalité libérienne la plus connue au-delà des frontières. Attaquant passé par Monaco, le Paris Saint-Germain et le Milan AC, il remporta en 1995 le Ballon d'or et le titre de meilleur joueur mondial de la FIFA, distinction qu'aucun autre Africain n'a obtenue. Entré en politique après sa carrière, il fut président de la République de 2018 à 2024.
Lettres et musique
Bai T. Moore, poète et fonctionnaire, signa en 1968 le récit Murder in the Cassava Patch, devenu un classique scolaire. La journaliste Helene Cooper, auteure de The House at Sugar Beach, appartient à l'équipe du New York Times distinguée par le prix Pulitzer en 2015 pour sa couverture de l'épidémie d'Ebola. En musique, Miatta Fahnbulleh et Fatu Gayflor ont porté les répertoires traditionnels sur les scènes internationales, tandis que le rappeur Takun J incarne la génération du hipco.
Figures controversées
L'histoire récente compte aussi des noms associés à la violence des guerres civiles. Samuel Doe prit le pouvoir par un coup d'État en 1980 avant d'être tué en 1990. Charles Taylor, président de 1997 à 2003, fut condamné en 2012 par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone à cinquante ans de détention pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.